• avril 26, 2022
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Dégâts du gel : Le Préfet et la profession auprès des sinistrés

Dégâts du gel : Le Préfet et la profession auprès des sinistrés

La profession agricole a organisé le 12 avril la visite de plusieurs exploitants touchés par le gel pour montrer la teneur des dégâts au Préfet du Lot et aux responsables de la DDT.

Monsieur Eric BILLARD a témoigné que des températures très négatives couplées avec un vent glacial sur tout son verger ont cramé la totalité des fleurs de ses pruniers. En quarante ans de production, il n’avait jamais vu un tel niveau de sinistre répété deux années de suite. Pour son exploitation de grandes cultures et pruniers, cette production représente la moitié de son chiffre d’affaire, soit 50 000 €. Les arbres fruitiers à noyau ont été particulièrement impactés par cette forte gelée, ceux à pépin moins touchés mais il faut attendre le mois de mai pour évaluer le niveau des dégâts.

Vignes en vallée du Lot

Là encore avec des températures baissant toute la nuit jusqu’à – 4,2 degrés, le froid a grillé tous les bourgeons des cépages blancs plus précoces, et une partie des cépages rouges les plus avancés. L’allumage de feux pour éviter le gel s’est avéré insuffisant au regard des températures et de la durée nocturne. Si la récolte des blancs est déjà largement compromise, celle des rouges soulève des inquiétudes mais il faut attendre la floraison en juin pour mesurer le niveau de coulure. Le vignoble est assuré depuis 2016 avec un niveau de franchise à 30 %, mais le système de calcul n’est pas intéressant.

Les vignerons espèrent donc que ce nouveau sinistre 2022 soit reconnu en calamité.

Fruitiers et vignes en vallée

La visite continuait au domaine de Bénéjou à Vire sur Lot, où les pruniers d’ente et la vigne ont également été touchés. Un coup dur pour l’exploitation qui cultive 8 ha de pruniers et vend les pruneaux fabriqués sur la ferme. A l’issue de ces visites, le Préfet et le Directeur Départemental des Territoires ne pouvaient que constater l’ampleur du sinistre et se montraient confiants sur leur reconnaissance en tant que calamité agricole. La profession continue donc de suivre le dossier au vu des évolutions de terrain.