Le projet d’implantation de l’association « One Nation » à Sénaillac-Lauzès a mis en
émoi les agriculteurs et habitants du secteur, et même plus largement la profession
agricole lotoise. Comment en est-on arrivé là ?
En effet, nous ne pouvons pas accepter la consommation de terres agricoles à d’autres
fins qu’agricole. L’espace agricole doit permettre l’installation de jeunes et de moins
jeunes afin d’exercer une activité agricole. Il ne faut pas oublier que l’activité agricole
génère de la plus-value pour les territoires. Ainsi l’élevage permet d’entretenir les paysages
et évite l’ensauvagement, les incendies notamment sur le Causse. L’exploitation
forestière permet la régénération des forêts, leur entretien. Gardons en tête, que
l’installation d’un agriculteur ou d’une agricultrice répond à un projet de vie global et
permet in fine, l’installation d’une famille.
Nous nous interrogeons également sur le manque de prises de positions affirmées
des élus départementaux et régionaux sur ce sujet…Parmi ces derniers, qui a eu une
réaction officielle sur ce projet ? Il faut se demander pourquoi le Lot est un terreau
fertile pour accueillir des groupuscules de ce genre… Peut être les politiques publiques
menées depuis des années ne reposent-elles pas suffisamment sur le soutien aux activités
économiques ? Avec un tel projet ne sommes nous pas aux limites de la politique
d’attractivité du territoire ?
Sans doute en soutenant davantage l’agriculture cela permettrait peut être d’attirer
d’autres types de projet avec un réel intérêt économique.
Enfin, nous avons appris que la SAFER du LOT a utilisé son droit de préemption. Nous
ne pouvons que nous réjouir de cette initiative ! Nous saluons l’utilisation de cet outil
qu’est la préemption, qui permet de préserver le foncier agricole et de soutenir l’initiative
agricole.
Les zones en déprise économique, agricole ne doivent pas permettre l’installation d’associations
à dérive sectaire, ni d’être le nid aux oppositions systématiques contre des
projets agricoles viables économiquement, respectueux de l’environnement et pourvoyeurs
d’emplois.
La FDSEA et les JA du Lot favoriseront toujours l’initiative économique avec des projets
agricoles viables. Il faut du pragmatisme sur le sujet de fond de l’avenir agricole pour
le département du Lot, loin des positions, des dogmes, des idéaux déconnectés de la
réalité que vivent les agriculteurs aujourd’hui.