Réunie en assemblée générale le 29 septembre à Cahors, l’association des producteurs du Lot en vente directe a pris connaissance des nouvelles contraintes sanitaires de la feuille de route Ministérielle. Ils estiment que la marche est très haute avec des investissements trop lourds.

La crise sanitaire liée au Covid-19 a pénalisé les producteurs fermiers ainsi que leur association puisque celle-ci n’a pas fait d’appel à cotisation sur l’année 2020, ni loué les services de sa sonde Ellab. Pour 2021, l’arrivée d’une nouvelle animatrice, Macarena Sirejol, mise à disposition par la Chambre d’Agriculture, a relancé l’activité. Son président, Bruno Gayral, soulignait la nécessité de redynamiser cette activité en remobilisant les membres et en ouvrant l’association à de nouvelles productions comme les viennoiseries, les bières, les produits laitiers…
Nouvelles Contraintes
Le principal sujet d’inquiétude reste la mise en place des contraintes réglementaires imposées par les mesures de biosécurité. Les producteurs déploraient déjà l’extrême complexité de la télédéclaration obligatoire des mouvements d’animaux. Sur le terrain, cette BD avicole est très peu utilisée car pas du tout adaptée aux élevages indépendants. Désormais, la feuille de route ministérielle vient rajouter des contraintes supplémentaires lourdes pour les producteurs fermiers comme la fin de la dérogation au confinement. Les producteurs seront donc contraints de prévoir des parcours avec filets ou des zones de mise à l’abri avec alimentation et abreuvement des volailles. Ceci va nécessiter des investissements très conséquents que beaucoup de fermes ne peuvent pas assumer sans engendrer la flambée des coûts de production. Tant que notre département reste en zone à risque faible, cela ne pose pas de problème, mais si l’influenza aviaire arrive et que nous passions en zone à risque élevée, ces équipements devront être mobilisés.
Appui aux producteurs
L’association maintient son accompagnement des producteurs à plusieurs niveaux indispensables comme l’aide à la réalisation des dossiers de demande de subvention, les formations en hygiène commerciale, en biosécurité, en RPA. Elle assure également la veille réglementaire et l’information avec son bulletin d’information envoyé régulièrement. Elle représente aussi les producteurs fermiers Lotois dans les instances régionales et au-delà par ce canal au niveau national comme au CIFOG. Un travail syndical plus que jamais nécessaire pour défendre les spécificités des élevages Lotois auprès des instances décisionnelles régionales et nationales. Elle joue là son rôle essentiel de représentativité, ce dont se félicitait le président et les membres présents. En fin d’assemblée, plusieurs techniciens de la Chambre d’Agriculture intervenaient pour présenter de nouveaux équipements techniques, des chauffe-eau solaires, des ombrières ou des serres photovoltaïques. Ces équipements largement subventionnés peuvent représenter des solutions aux exigences de biosécurité.