• juin 14, 2026
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Communiqué. Irrigation : des réserves reconstituées, mais la vigilance reste de mise 

Communiqué. Irrigation : des réserves reconstituées, mais la vigilance reste de mise 

Les précipitations du 4 juin ont apporté en moyenne 25 mm d’eau sur le Lot, avec des cumuls variant de 15 à 40 mm selon les secteurs. Si ces pluies ont permis de réhumidifier les premiers horizons du sol et d’améliorer temporairement les conditions de croissance des cultures, elles restent insuffisantes pour combler le déficit hydrique accumulé depuis le début de la campagne. 

Cette situation intervient dans un contexte où l’évapotranspiration potentielle (ETP) devrait atteindre en moyenne 5,5 mm par jour au cours des dix prochains jours, soit près de 55 mm de demande climatique cumulée. Les réserves apportées par les pluies récentes pourraient donc être rapidement consommées, d’autant que les prévisions annoncent le retour de températures supérieures à 30 °C. Malgré l’épisode pluvieux du début du mois, la situation hydrique demeure préoccupante et nécessite une gestion attentive de l’irrigation. Le suivi régulier de l’état des cultures, des réserves en eau du sol et des prévisions météorologiques reste indispensable afin d’anticiper les besoins et de sécuriser le potentiel de rendement des productions. 

Maïs : privilégier l’enracinement 

Les maïs entrent progressivement dans une phase de croissance active. L’augmentation des températures et l’allongement des journées entraînent une hausse rapide de leurs besoins en eau. Cependant, sur de nombreuses parcelles, le système racinaire reste encore peu développé et concentré dans les premiers horizons du sol.[Saut de retour à la ligne]Dans ce contexte, il est recommandé de limiter les apports avant le stade 10 feuilles, afin d’encourager les racines à explorer les horizons plus profonds. Des irrigations trop précoces ou trop fréquentes risqueraient de favoriser un enracinement superficiel, rendant les cultures plus sensibles aux épisodes de sécheresse estivale. Les premiers tours d’eau ne doivent être envisagés qu’en présence de symptômes de stress avérés, tels que l’apparition de feuilles en cigare dès la fin de matinée ou une difficulté à refermer le sol après un binage. 

Soja : patienter avant les irrigations 

Pour le soja, la prudence reste également de mise. La majorité des parcelles se situe encore à un stade où les besoins en eau demeurent relativement modérés. Les irrigants sont donc invités à attendre l’apparition des premières fleurs avant de démarrer les irrigations.[Saut de retour à la ligne]Dans les situations où la levée apparaît hétérogène ou lorsque le dessèchement de surface compromet l’installation de la culture, un apport ponctuel d’environ 20 mm peut néanmoins être envisagé. L’objectif reste de favoriser le développement d’un système racinaire profond capable de mieux valoriser les réserves du sol au cours de l’été. Une attention particulière devra être portée à la formation éventuelle de croûtes de battance après les pluies ou les irrigations. 

Noyers : surveiller les besoins 

Dans les noyeraies, la phase de grossissement des fruits se poursuit. Cette période constitue une étape importante dans la construction du rendement et de la qualité de la récolte. Un déficit hydrique précoce peut avoir des conséquences durables sur le calibre des noix ainsi que sur la croissance des pousses de l’année.
Les besoins varient fortement selon la profondeur des sols, leur capacité de rétention et les pluies effectivement reçues. Dans certains secteurs, les précipitations récentes permettent encore de couvrir une part importante des besoins. Dans d’autres situations, notamment sur les sols les plus filtrants, des apports complémentaires peuvent déjà être nécessaires. Une vigilance particulière est recommandée pour les jeunes vergers, dont le système racinaire reste plus limité. 

Betteraves porte-graines : maintenir une alimentation hydrique régulière 

Les betteraves semences poursuivent actuellement leur développement végétatif et abordent une période déterminante pour la future production de graines. L’alimentation en eau joue un rôle majeur dans la croissance des hampes florales, la floraison puis la fécondation.[Saut de retour à la ligne]Dans les parcelles les plus superficielles ou présentant un enracinement limité, une surveillance attentive de l’humidité du sol est recommandée. L’objectif est d’éviter tout stress hydrique prolongé susceptible de pénaliser la floraison, la fécondation et le remplissage des graines. Les irrigations devront être raisonnées en fonction des réserves disponibles dans le sol, des conditions météorologiques à venir et du potentiel de la parcelle. Une alimentation hydrique régulière constitue un levier essentiel pour sécuriser le rendement et préserver la qualité de la production semencière. 

Pour plus d’informations, contactez le service eau de la Chambre d’agriculture – 05 53 45 19 00 –